Le village de Plesnoy

 

Plesnoy, commune de Haute-Marne, est situé dans un vallon arrosé par le ruisseau de la Barre, affluent de l’Amance, à 42 km de la préfecture de Chaumont et à 15 km de la sous-préfecture de Langres.

Sa superficie est de 903 ha sans autres écarts que le moulin Borne et Bergin et le chemin de moyenne communication n°20 la traverse.

La commune dépendait du canton de Neuilly l’Evêque jusqu’en 1972 mais, à la suite de la loi n° 71-588 du 16 juillet 1971 relative aux fusions et regroupements de communes et d’une délibération du conseil municipal, elle est rattachée à Marcilly et au canton de Terre Natale (Varennes sur Amance), puis a repris son indépendance en 1987. Depuis 1995 elle fait partie de la communauté de communes de Haute-Amance. Depuis peu elle fait partie du Grand Langres et fin mars fera partie du canton de Nogent en Bassigny.

Extraits du livre « Plesnoy d’Hier à Aujourd’hui«  de D. Kree et J.P. Bottini

L’église dont la construction remonte à des temps immémoriaux, dédiée primitivement à Saint Sabbas et par la suite à Sainte-Foy, du doyenné du Moge était succursale de Marcilly.

Elle ne fut jamais détruite ni brûlée mais modifiée au fil des ans.

En 1557, l’église renferme une chapelle bénéficiale de Notre-Dame de Pitié fondée par Pierre Facenet laboureur.

En 1810, le pignon est et une partie du cœur sont restaurés, puis en 1857 le cœur, mais les murs se fissurent entraînant la mise en place de contre-forts. A la fin du XIXème siècle, la sacristie, le bétonnage du sol et les fossés d’assainissement côté nord sont réalisés.

En 1858, l’église avait une horloge comme en fait foi la nomination de Nicolas Morel, sabotier, en qualité de sonneur aux closes et conditions suivantes :

  • il sonnera selon les usages établis dans la paroisse,
  • il devra surveiller rigoureusement les personnes qu’il pourra employer pour l’aider, de manière à ménager les cloches et qu’il n’y ait aucun désordre,
  • il sera obligé de fournir la graisse pour l’entretien des cloches et de l’horloge qu’il soignera pour la remonter et les autres soins qu’elle exigera,
  • il recevra un traitement fixe de 63 frs par an, 4 frs par enterrement et par personne tout compris (sonnerie, fosse et offerte générale) et 1 fr. pour les enterrements des petits enfants.

En 1887, le clocher n’avait que deux cloches. Le 1er septembre 1896, la petite cloche est cassée, le battant et le mouton ont besoin d’être remplacés. En 1897, Le Maire et le conseil municipal décident de faire refondre la petite cloche fêlée et de remettre en état la grosse.

L’Abbé Jourd’heuil, curé de la paroisse, fait un don de 500 frs pour l’achat d’une troisième cloche, afin d’obtenir les notes « fa, sol, la ».

En 1897, elles sont fondues par Ch. Martin, fondeur à Nancy, pour la somme de 1 140 frs, mises en place la même année et bénies le 17 octobre 1897.

La GROSSE s’appelle Marie, Foy, Julie, Jeanne, Marguerite et a eu pour parrain J. Marchal, curé de Leffonds né à Plesnoy et pour marraine Marie Durand, sœur Sainte-Foy, religieuse de la Providence née à Plesnoy.

La MOYENNE s’appelle Justine, Marie, Nicole, Françoise, Félicité. Elle a eu pour parrain L. Durand, curé de Bessey et pour marraine Marie Régnier, veuve de J. Régnier.

La PETITE s’appelle Joséphine, Marie, Augustin. Elle a eu pour parrain H. Thenail, adjudant au 156e R.I., né à Plesnoy et pour marraine Marie fougère, épouse de A. Marion, Président du Conseil de Fabrique.

En janvier 1974, elles sont électrifiées.

Avant la révolution, l’église était desservie par un vicaire résidant qui desservait également Troischamps jusqu’en 1776. Le premier connut fut François Dufour en 1569.

L’abbé Darbot, né au Pailly en 1884, fut le dernier curé résidant à Plesnoy où il mourut le 18 février 1963. Il s’illustra lors des deux dernières guerres mondiales, comme aumônier pendant la première et dans la résistance au cours de la deuxième, ce qui lui vaudra d’être déporté de 1943 à 1945 à Buchenwald puis à Dachau.

De nombreux calvaires jalonnent les routes de la commune mais le plus pittoresque est celui situé au centre du village datant du 15ème siècle. C’est une croix en pierre de Dampierre, avec un chapiteau orné de volutes. Sur une face, le Christ est représenté crucifié, les pieds joints, les bras horizontaux et la tête en avant inclinée vers son épaule droite. Sur l’autre face, la Vierge et l’Enfant, qu’un ange à peine reconnaissable vient couronner, y figurent. Cette croix est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et fait de notre village un site classé.

A l’intérieur de l’église » un Christ assis », d’origine inconnue, datant du 15/16ème siècle, est situé près de l’autel.

Des ruines situées « En Sauveur » sont attribuées à un ancien couvent d’hommes. Dans la vallée, on peut encore voit la fonte du moine.

4 réflexions à propos de “ Le village de Plesnoy ”

  1. Dominique PELLEGRINI a dit:

    Bonjour,
    Je m’appelle Dominique PELLEGRINI, petite fille de Maurice PELLEGRINI, habitant de Plesnoy jusqu’à son décès en 1974. J’ai passé toute mon enfance et pendant les vacances à Plesnoy. Je suis native de Langres et habite en Vendée depuis 1982. Naviguant sur votre site je vois qu’il existe un livre sur Plesnoy d’Hier à Aujourd’hui de D. Kree et J.P. Bottini, ce dernier voisin de mon grand-père à l’époque. Où pourrais-je trouver ce livre ?
    Merci. Cordialement.

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